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Edyssée — études et applications

Enquête de stationnement

Mesurer comment une offre de stationnement est réellement utilisée : combien de places sont occupées, combien de véhicules différents s'y succèdent, combien de temps ils restent, quelle part du stationnement se fait hors des emplacements — et si la zone bleue et le payant sont respectés. Le résultat est un état des lieux chiffré et cartographié, remis avec ses fichiers SIG et Excel.

En bref. Une journée de relevés sur le terrain, section par section, à intervalles réguliers. Le relevé et la saisie sont assurés par nos soins. Vous recevez un rapport paginé avec sa synthèse d'une page, les cartes de votre périmètre, les tableaux Excel et les couches SIG — des formats ouverts, exploitables dans vos propres outils, sans logiciel à prendre en main.

De quoi parle-t-on

Une enquête de stationnement consiste à parcourir un périmètre à intervalles réguliers en relevant, section par section, les véhicules présents. Répété plusieurs fois dans la journée, ce relevé permet de distinguer ce qu'une simple photographie ne montre pas : une place occupée toute la journée par le même véhicule et une place occupée successivement par huit véhicules donnent le même taux d'occupation, et appellent des décisions opposées.

Ce que les données d'horodateur ne disent pas

Une collectivité qui pratique le stationnement payant dispose déjà de données : recettes, nombre de transactions, durée achetée, heure de paiement, et le taux de conformité relevé par les agents ou par un véhicule à lecture automatisée de plaques. Ces données décrivent une transaction ; elles ne décrivent pas l'occupation d'une voirie, et plusieurs indicateurs leur échappent par construction.

  • L'occupation : l'horodateur enregistre ce qui a été payé, pas ce qui est stationné. Un véhicule en infraction n'y figure pas, pas davantage qu'un véhicule sur une place gratuite, en livraison ou sur un emplacement réservé.
  • La part illicite : elle ne se déduit pas des paiements, puisque le stationnement illicite est précisément celui qui n'en produit aucun. Le contrôle en donne une estimation, mais il n'est pas réparti au hasard sur le périmètre.
  • La durée réellement stationnée : la transaction porte sur une durée achetée, qui ne dit ni le départ anticipé ni le dépassement. Seule la reconnaissance d'un même véhicule d'un passage à l'autre mesure la durée observée.
  • Les véhicules ventouses : un véhicule qui ne bouge pas et ne paie pas n'apparaît dans aucune transaction.
  • Le stationnement gratuit, qui constitue le plus souvent la majeure partie de l'offre d'une commune, et la zone bleue, dont le respect ne se constate que sur le terrain.
  • L'offre elle-même : le nombre de places, leur typologie réglementaire et leur évolution au fil des travaux et des reprises de marquage ne figurent pas dans les données de paiement.
  • Le report : lorsqu'une zone passe au payant, une partie des véhicules se déplace vers les rues gratuites voisines, où aucun équipement ne les enregistre.

Il reste donc, dans la plupart des communes équipées, une zone que l'équipement ne couvre pas : le taux d'occupation, la rotation réelle, la part illicite et l'usage du stationnement gratuit ne sont mesurés par aucun dispositif permanent. Ces indicateurs sont précisément ceux qui servent à décider d'un tarif, d'une durée maximale ou d'une extension de périmètre.

Les deux sources ne s'opposent pas et ne se remplacent pas : les transactions renseignent le rendement du stationnement payant, le relevé de terrain renseigne l'usage de la voirie. Une enquête menée avant puis après une évolution tarifaire mesure un report que les recettes seules ne permettent pas d'attribuer.

Les données nécessaires

  • Un inventaire de l'offre : sections, nombre de places, typologie réglementaire (payante, matérialisée, non matérialisée, zone bleue, place spécifique), et les sections sans offre où tout stationnement observé est illicite.
  • Les places spécifiques : PMR, livraison, électrique, deux-roues, taxi, bus, autopartage, et les autres réservations rencontrées en voirie.
  • Les passages : une journée de relevé découpée en horaires de passage, un relevé par section et par passage.

L'inventaire peut être importé depuis un SIG au format GeoPackage, avec les sections linéaires, les poches de stationnement, les secteurs et les places spécifiques. La projection est lue dans le fichier — Lambert 93, Web Mercator ou WGS 84 — sans conversion préalable.

Comment se déroule l'étude

  1. Le périmètre est défini avec vous : les rues, les secteurs, la journée de relevé.
  2. L'offre est inventoriée section par section, sur place ou depuis votre SIG.
  3. Les enquêteurs parcourent le périmètre à chaque passage et relèvent les véhicules présents.
  4. Les relevés sont saisis, contrôlés et analysés par nos soins.
  5. Vous recevez le rapport, les cartes et les fichiers — voir ce que vous recevez.

Les analyses produites

  • Taux d'occupation par section, par secteur et par créneau, rapporté à l'offre réellement inventoriée.
  • Taux de rotation : le nombre de véhicules différents par place sur la période observée.
  • Classes de durée : la répartition des stationnements courts, moyens et longs, à partir du nombre de passages où chaque véhicule est revu.
  • Résidents et ventouses : les véhicules présents sur l'ensemble des passages, qui immobilisent l'offre sans la faire tourner.
  • Licite et illicite, par nombre de passages, y compris sur les sections sans offre.
  • Créneaux comparés : la lecture d'un même périmètre d'un passage à l'autre.
  • Carte de l'inventaire : l'offre et son usage sur le périmètre réel.
  • Photographies rattachées aux sections, masquées avant diffusion.

Zone bleue : le respect du disque, calculé

Sur les places en zone bleue, l'enquêteur relève, en plus du véhicule, l'heure affichée sur le disque — ou son absence. Rien n'est coché à la main : le statut de chaque véhicule est calculé à partir de l'heure relevée, de l'heure du passage, de la durée autorisée et de la tolérance retenues pour la commune.

  • En règle, dépassé une fois la durée maximale écoulée, sans disque, ou disque illisible.
  • Anticipé : l'heure affichée est dans le futur, de peu. Beaucoup d'anticipés, c'est le signe que la durée autorisée est trop courte pour l'usage réel de la zone.
  • Heure fausse : un disque réglé au hasard ou laissé en permanence.
  • Tourneurs de disque : le même véhicule, à la même place, d'un passage au suivant, avec une heure de disque qui a changé. C'est la fraude ordinaire de la zone bleue, et la seule façon de la constater est de repasser.

Le rapport donne le taux de respect par rue et par créneau, la part de chaque statut, et la liste des tourneurs avec leurs passages. Il ne remplace pas la verbalisation ; il dit si la règle est comprise, respectée, et si sa durée est adaptée.

Stationnement payant : le respect du paiement, et ce qu'il coûte

Le terrain relève les véhicules présents sur les places payantes ; la ville ou son opérateur fournit les justificatifs de paiement (tickets, paiements mobiles, abonnements, droits résidents). Le croisement des deux donne, pour chaque véhicule relevé, un statut : payé, dépassé, sans paiement, dans la gratuité d'accueil, hors des horaires payants.

  • Taux de respect du paiement par rue et par créneau.
  • Durées non payées, séparées entre absence de paiement et dépassement.
  • Estimation du manque à gagner sur la journée d'enquête, au barème de la commune, avec le forfait post-stationnement potentiel — une estimation, paramétrable, présentée comme telle.

C'est le complément des données d'horodateur décrites plus haut : elles disent ce qui a été payé, le relevé dit ce qui était stationné, et l'écart entre les deux est précisément ce que la commune ne voit pas.

Vos données existantes, mises en regard

Une commune équipée possède déjà des chiffres : recettes et transactions des horodateurs et des applications de paiement, taux de respect relevé par le contrôle, fréquentation des parkings en ouvrage, abonnements résidents, enquêtes précédentes. Ils sont demandés en début d'étude, mis en forme, et confrontés à la mesure de terrain dans une page du rapport : ce que disent vos données, ce que dit la rue, et ce que l'écart entre les deux révèle. Le croisement des justificatifs de paiement avec les véhicules relevés en est le cas le plus précis ; les autres sources servent de cadre et de contrôle.

Sur demande, après l'enquête

Deux compléments qui se décident à la lecture des résultats — ils demandent une journée de terrain supplémentaire, chiffrée à part.

  • Temps de recherche d'une place. Vous définissez la destination — la place du marché, la gare, la rue commerçante — et le rayon acceptable. Un enquêteur en voiture entre dans le secteur, cherche une place comme le ferait un usager, et note l'heure d'entrée, l'heure où il se gare et la distance qui le sépare de sa destination. Répété plusieurs fois à l'heure de pointe et en heure creuse, lors d'une seconde journée — une fois les résultats de l'enquête connus, l'heure de pointe est identifiée —, cela donne le temps de recherche en minutes, en regard du taux d'occupation mesuré à la même heure. C'est le chiffre que retient un élu : au-delà de 90 % d'occupation, on ne cherche plus une place, on tourne.
  • Interviews de résidents. Un questionnaire court, passé en porte-à-porte dans les rues où l'enquête a repéré les véhicules ventouses : combien de véhicules, où ils dorment, à quelle distance, quel temps pour se garer, et ce qu'ils accepteraient — abonnement, parking à trois cents mètres. Le relevé dit qu'une voiture dort dans la rue ; l'interview dit pourquoi.

Ce que vous recevez

  • Un rapport paginé (PDF ou PowerPoint), ouvert par une synthèse d'une page écrite pour un lecteur non spécialiste : les chiffres qui comptent, les constats en français courant, des pistes de réflexion — jamais de prescription.
  • Les cartes de votre périmètre : offre par typologie, occupation, congestion, rotation, ventouses, section par section.
  • Les tableaux Excel : tous les indicateurs par section, par secteur et par passage, réutilisables dans vos propres analyses.
  • Les couches SIG au format GeoPackage, à ouvrir dans QGIS ou dans le SIG de la collectivité, avec les indicateurs attachés à chaque section.

Ces formats sont ouverts : vous exploitez les résultats comme vous l'entendez, dans vos outils, sans dépendre du nôtre. Les relevés bruts sont conservés séparément et ne sont pas joints au rapport — ils contiennent des plaques, qui sont des données personnelles.

Contrôles et limites

Les durées de stationnement mesurées par passages successifs sont encadrées par le pas de temps : un véhicule vu à deux passages espacés d'une heure a stationné entre quelques minutes et deux heures. Les résultats raisonnent en nombre de passages observés, qui est ce qui a réellement été mesuré, et non en minutes qui donneraient une précision que la méthode n'a pas.

Un relevé par observation ne distingue pas un stationnement autorisé d'un stationnement toléré : la conformité s'apprécie au regard de l'arrêté en vigueur, que l'analyse ne connaît pas et ne prétend pas interpréter.

Questions fréquentes

Faut-il relever les plaques pour mesurer la rotation ?

Oui : la rotation et les durées supposent de reconnaître un même véhicule d'un passage à l'autre. Ces relevés sont des données personnelles et suivent le traitement décrit dans Méthodes & sécurité.

Peut-on enquêter un périmètre où il n'y a pas d'offre ?

Oui, et c'est souvent l'intérêt de l'enquête. Une section peut être déclarée sans offre : tout véhicule observé y est alors compté comme stationnement illicite.

Peut-on reprendre l'inventaire d'une étude précédente ?

Le périmètre et les listes de lieux sont réutilisables d'une étude à l'autre — voir Lieux & zones.

Métiers voisins

Le stationnement se lit rarement seul. Le comptage routier donne le trafic qui alimente l'offre, l'enquête origine-destination donne les motifs et les provenances, et le relevé de plaques distingue le trafic de transit de celui qui s'arrête.

Voir une enquête de stationnement complète sur le territoire de démonstration — données entièrement fictives.