Enquête origine-destination
Un comptage dit combien de véhicules passent. Une enquête origine-destination dit d'où ils viennent, où ils vont et pourquoi — la seule information qui permette de distinguer le trafic qui a affaire au territoire de celui qui ne fait que le traverser.
De quoi parle-t-on
Des enquêteurs postés interrogent un échantillon d'usagers : origine, destination, motif du déplacement, et les questions propres à l'étude. Les réponses ne valent qu'une fois rapportées au flux total : c'est le rôle du taux de sondage et du redressement.
Le problème concret
Le questionnaire change entre la version imprimée et la version saisie. Les interviews d'un poste peu fréquenté pèsent autant que celles d'un poste principal parce que personne n'a redressé. Et à la fin, la question qui décide de la valeur de l'enquête — combien d'usagers ont réellement été interrogés par rapport à ceux qui sont passés — se reconstitue à la main, poste par poste, quand elle se reconstitue.
Les données nécessaires
- Un questionnaire : les questions posées, leur ordre, et celles dont la réponse est obligatoire.
- Les postes d'enquête et leurs vacations.
- Les interviews saisies sur le terrain.
- Pour chaque poste, le flux de référence quand il existe : le nombre de véhicules passés pendant la vacation.
Le parcours dans l'outil
- Créer le dossier d'enquête.
- Composer le questionnaire et déclarer les postes.
- Saisir les interviews au fil du terrain.
- Renseigner les comptages de référence par poste.
- Lire le redressement, la matrice et les lignes de désir.
Les analyses produites
- Taux de sondage par poste : la part du flux réellement interrogée. C'est l'indicateur de tête, celui qui dit ce que vaut tout le reste.
- Redressement par poste : les interviews sont pondérées pour retrouver le flux mesuré, de sorte qu'un poste sur-enquêté ne domine pas les résultats.
- Matrice origine-destination, brute et redressée.
- Lignes de désir : les liaisons principales représentées sur la carte de l'étude.
- Répartition par motif et par les autres questions du questionnaire.
Contrôles et limites
Un redressement ne crée pas d'information : il répartit celle qui a été recueillie. Un poste dont le taux de sondage est très faible produit une matrice redressée dont chaque cellule repose sur quelques réponses, et cette fragilité doit rester lisible — c'est pourquoi le taux de sondage est affiché avec les résultats et non relégué en annexe.
Une enquête peut se dérouler sans flux à comparer — une interview en magasin, par exemple, n'a pas de véhicules à compter. Ce cas est déclaré comme tel sur le poste : il n'est pas traité comme un comptage manquant, et il ne dégrade pas les taux des autres postes.
Questions fréquentes
Peut-on enquêter des piétons ?
Le questionnaire est libre et les postes ne sont pas nécessairement routiers. Les questions obligatoires sont paramétrées à la composition du questionnaire.
D'où vient le comptage de référence ?
D'un comptage réalisé pendant la vacation, ou de tout dénombrement du flux fait sur place. Il se saisit poste par poste.
Quelle différence avec un relevé de plaques ?
L'enquête par interview donne le motif et la véritable origine du déplacement, que rien d'autre ne fournit ; le relevé de plaques donne des trajectoires exhaustives entre postes, mais muettes sur le pourquoi. Les deux méthodes répondent à des questions différentes et se combinent souvent.
Métiers voisins
Les données publiques de mobilité fournissent un ordre de grandeur des flux domicile-travail avant l'enquête, et un point de comparaison après.
Voir l'enquête OD du territoire de démonstration — données entièrement fictives.
